Extrait du Kledzé Hatal ou "Nuit des Chants" des indiens Navajos:
sur la piste marquée de pollen fasse que je marche avec des sauterelles à mes pieds fasse que je marche avec la rosée à mes pieds fasse que je marche avec la beauté fasse que je marche
la beauté devant moi fasse que je marche la beauté derrière moi fasse que je marche la beauté au-dessous de moi fasse que je marche la beauté au-dessus de moi fasse que je marche la beauté tout autour de moi fasse que je marche
dans le vieil âge errant sur la piste de la beautéavec un sentiment de vie fasse que je marche dans le vieil âge errant sur la piste de la beautéà nouveau vivant fasse que je marche accompli dans la beauté accompli dans la beauté
Tant que les pauvres seront pauvres, l’écologie restera une abstraction face à la nécessité quotidienne de survivre.
Tant que les riches pourront s’enrichir, l’écologie restera le cadet de leur souci. Surtout si le réchauffement climatique permet d’avoir
accès à de nouvelles ressources potentiellement juteuses.
Donc : on est mal ! Et c’est pas en soutenant des potentats africains et autres émirs du monde arabe que les choses vont
s’arranger.
Ça y est : je me suis acheté la guitare de ma vie. Une stratocaster modèle US. Une des 2 guitares que j’aurais aimé avoir à l’âge de 25
ans, mais trop chère pour moi, à l’époque. Aujourd’hui, j’en affiche 47 au compteur…
L’autre c’est la Lespaul Gibson, mais bon vu les prix (en plus si vous êtes gaucher !). Je ne regrette pas. La Lespaul est un petit peu trop nerveuse et je me suis un peu ramolli avec l’âge côté rock…
Je l’ai acheté parce que la guitare est une passion. Plus que ça, une respiration, la bouée nécessaire sans laquelle je me noierais dans
l’océan gris de la vie.
Et puis parce qu’il fallait que je boucle la boucle. J’aurais pu me l’acheter 1000 fois depuis que je travaille, que j’ai un peu d’argent.
Mais j’ai repoussé cet acte sans cesse. Les raisons ? j’ai toujours des scrupules à mettre du fric sur les choses, non pas que je sois radin, mais quand on en a manqué, je crois que l’on
considère irrémédiablement que mettre trop d’argent sur une paire de chaussures, une voiture ou autre chose est un gaspillage. Et puis chacun son truc, pour d’autres c’est les rolex.
Il y a peut-être l’idée aussi que j’ai intégré profondément que ça n’était pas pour moi, comme plein d’autres choses. Mentalité de « loser » me direz-vous : vous avez raison. Habitude de voir passer la vie, les choses comme un mec regarde passer les trains sur le
quai d’une gare. Bref, j’ai intégré l’échec dans ma vie à un point dont je n’avais même pas idée. C’est bien simple, rien n’est pour moi. Et quand je peux, j’ai des doutes.
A moins, bien entendu, que je ne rêve que de choses inaccessibles…
Je mets, de suite, un point final au « lamento ». Mon nom n’est pas Calimero et ce qui ne nous détruit pas nous rend plus fort. Et
puis, la vie m’a appris énormément de choses : sur les concepts, tout relatifs, de la réussite, l’amour, le bien et le mal, ce qui se cache
derrière les sourires ou parfois les visages à-priori, revêches et fermés. Choses dont on n’a pas idée si l’on ne pousse pas plus loin que les apparences.
Bref, voilà, j’ai ma strato. Mes doigts glissent sur le manche que s’en est un vrai bonheur !! Mais il faut que je fasse attention, mon
amie commence à être jalouse du temps que je passe avec elle…
On a beau savoir ce que cela coûte d’être empêtré dans les chaines du désir et de l’attachement…. On y échappe pas. Ou alors, c’est une lutte de chaque instant. Et
lutter, n’est pas une bonne chose. Réprimer, esquiver, éviter, étouffer : c’est se comprimer. Et quand ça pète…
Certes, on peut y échapper, peut-être, en se réfugiant dans un couvent, au fin fond d’une campagne oû l’on ne risquera pas d’être tenté.
J’ai passé un an quasiment enfermé, à l’écart de tout, fuyant tout, à méditer sur la nature profonde des choses, de la vie, de ma vie, de ce qui naissait en moi, à
observer les émotions qui m’envahissaient, qui me submergeaient et ?
Peanut’s.
C’est là, toujours, rien n’ai dompté, rien n’est maîtrisé. On connaît la mécanique, on sait comment ça vient, ce que ça entraîne. Et l’on n’y résiste pas. Parce que
c’est comme ça, c’est la vie, le flot sauvage du mouvement des émotions qui naissent, grandissent, éclatent comme une bulle, pour laisser la place à d’autres émotions encore. Comme des nuages qui
passent sans fin devant le soleil et le bleu de l’azur.
C’est ce qui fait notre humanité. A part se crever les yeux, se boucher les oreilles, se brûler la langue, ça surgit comme un geyser. Comme une érection,
incontrôlable, non maitrîsable. La souffrance fait partie de nous, elle est notre moteur.
Apprendre à s’en débarrasser ?? autant s’émasculer, c’est pareil.