Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 10:53

C’est normal, c’est la saison, mais je veux dire par là que j’ai constaté cela brutalement, ce matin, sur un trajet que je prends tous les jours pour aller travailler. La dernière fois que je les ai regardés, ils étaient encore nus.

Comme quoi, j’ai été en pilotage automatique pendant quelques temps... Je n’ai pas été conscient « du monde qui m’entoure ».

C’est agaçant cette manière qu’à l’esprit de nous voler des moments, encombré qu’il est par toute cette salade de pensées qui nous traverse l’esprit du matin au soir. Ça nous gâche une partie de la nuit, ça prend son essor au petit matin et hop ! C’est parti pour la journée, le défilé du planning du jour, des associations d’idées qui nous font rebondir de ceci à cela, des souvenirs qui ressurgissent, des hypothèses sur l’avenir. Rien à faire, le moment présent nous est constamment volé.

Pourtant, je le répète, j’essaie d’être conscient de ce qui m’entoure. Je suis naturellement plus conscient de ce qui m’entoure et de la futilité du « ballet des pensées » qui tourne en nous et cela, depuis mon accident. Mais, voilà, pas assez. C’est profondément ancré dans notre nature d’être humain. Depuis des temps immémoriaux, nous avons dû réfléchir, cogiter, envisager les différentes options nous permettant de rester en vie. C’est devenu chronique, pathologique même : aujourd’hui nous sommes sans cesse dans nos pensées, nous croisons les uns les autres, échangeant pensées contre pensées, idées contre idées, élaborant sans cesse sur ce qui est, doit être et sera, échafaudant projet sur projet, plus fous les uns que les autres.

Nous n’avons de cesse de fomenter, de croire, d’imaginer, rêver, vouloir, espérer, de marcher comme des zombies d’un point A à un point B en ne voyant pas ce qui est entre les deux… des cerveaux déconnectés qui se voient sans se voir vraiment, ne se parlent pas, ne s’écoute pas.

Ça me rappelle cette histoire du moine qui, le soir tombé, marcha sur quelque chose de mou qu’il écrabouilla. Il ne put dormir, ressassant sans cesse l’événement, culpabilisant d’avoir écrasé une grenouille, cauchemardant sur le fait qu’il avait brisé ses vœux de respecter toute vie et que son karma en porterait à jamais la tâche…
Pour s’apercevoir au petit matin, bête qu’il était, qu’il n’avait marché que sur une aubergine pourrie.

Un sage a dit : l’enfer commence au petit matin. A peine le pied posé par terre, nous sommes déjà dans la cogitation.

Quelle solution ? Aucune. Si ce n’est accepté que ça nous tourne dans le cerveau comme un moustique nous tourne autour de la tête, sans pouvoir y faire grand-chose. Alors, s’en détacher et regarder ce qu’il se passe dans le grand spectacle de la vie, au quotidien, devant nos yeux.

 

Par jean
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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 17:27

Voilà. Je voudrais vous causer de mon dernier « non-voyage ». Un non-voyage est quelque chose de très particulier en soi. En effet, c’est un voyage qu’on n’a pas fait. Un voyage qu’on voudrait faire, qu’on aimerait faire, qu’on aurait aimé faire, mais que, finalement, on ne se décide pas à entreprendre parce que… parce que l’argent, trouver les bons plans sur le net, poser ses congés huit mois à l’avance, faire ses bagages, tout un tas de trucs qui prennent la tête surtout quand on est, comme moi, un rien fainéant et pas du tout entreprenant.

Un non-voyage est donc un voyage dont on rêve mais qu’on ne fera probablement pas. Considérant qu’en règle général, ce que je préfère dans les voyages, c’est le moment ou je pousse la porte de chez moi, crevé après 1 ou 2 jours de train, de bagnole, où je pose mes valoches et je fais « ouf ! » : j’opte assez facilement pour le non-voyage.

Si on savait d’avance combien un voyage va être crevant, sûr qu’on y réfléchirait à deux fois avant de le faire, non ? Et puis cette idée stupide de partir loin pour voir combien on est bien chez soi, combien la vie y est plus douce qu’ailleurs… Regardez la télé et vous comprendrez sans avoir à vous déplacer !

D’aucun me diront que c’est n’importe quoi, il faut voir du pays ça élargit les idées, ça vous fait sortir de votre routine.

Bof, un bon bouquin en bord de mer (3h chrono de la maison) ça me fait du bien, ça m’aère la tête et ça me fait sortir.

Et puis, je rétorquerai à ces gens-là : « ok, c’est fabuleux d’aller au Vietnam, en Egypte ou au Mexique, mais alors, d’accord, on joue à fond : on regarde aussi la misère qu’on nous cache, on la regarde les yeux dans les yeux pour bien comprendre où on est !! On sort des sentiers tracés pour touristes, et on arrête de se dire qu’on a vu un pays parce que l’on a survolé un tout petit bout, souvent pas représentatif, de celui-ci.

C’est décidé, je vais raconter mon dernier non-voyage que j’ai fait dans le sud-ouest des Etats-Unis, chez les indiens et dans le désert. Je promets de supers non-photos de non- paysages fantastiques.

Remarquez, il y a tellement de gens qui racontent leur voyage sur le net avec force photos que je n’aurais pas à me casser la tête… Mais voilà, un non-voyage, ça n’est pas rien. Peu de gens sont capables d’en comprendre le concept fondamental. En général, n’y sont réceptifs que les personnes qui ont compris que la vérité n’est pas ailleurs.

Et, malheureusement, il n’y en a pas beaucoup.

Par jean - Publié dans : hozo - Communauté : Intime et décalé
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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 13:47

Mister SP est parvenu à stopper l'écoulement du Temps...

 

sablier.jpg

 

Franchement malin, ce Mister SP !!!!!!!

Par jean
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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 14:53

la-roche-romaine.jpg

 

 

La roche romaine… Qu’était-ce et pourquoi ce nom ? Un lieu de culte ? Une porte vers le monde du dessous ? Derrière l’endroit où s'est positionné le photographe, se trouvent les ruines d’un village celte. J’imagine qu’avant d’être romaine, ce devait être un lieu sacré pour les gens du cru.

Ce qui est certain, ça n’est pas forcément évident sur l’image, c’est que quand on se trouve près de l’amas de pierre, l’impression est étrange… est-ce-dû à sa forme qui excite l’imagination ? Probablement.  Ce n’est peut-être pas trop évident sous l’angle de la prise de vue, mais, pour peu que l’on tourne autour, oui, effectivement, c’est curieux. Les ouvertures quasi rectangulaires donnent véritablement l’impression de portes ou de fenêtres vers… ailleurs.

Un lieu magique, tellurique.  Ça fait du bien, ça fait rêver.

 

 

Par jean
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Mercredi 23 mars 2011 3 23 /03 /Mars /2011 16:03
Il fait beau, il fait bon, le ciel est bleu et les fleurs s’épanouissent : voici venir le printemps… Et voici venir le nuage aussi, là, au-dessus de nos têtes il se balade, paraît-il. Bon on nous dit que ce ne sont que des résidus, pas de quoi paniquer. C’est possible, bien sûr. De toute manière, même si c’était un bobard à la « Tchernobyl », le fameux nuage qui évita la France, que peut-on y faire, hein ? Quoiqu’il en soit : ça gâche cette fête qu’est l’arrivée du Printemps. C’est là pour nous rappeler que, décidément, à l’instar des guerres, des dictatures, des massacres, l’homme n’apprend rien de rien. Il suffit juste qu’il y est des intérêts financiers ou des raisons économiques à la clé, et vous pouvez être sûr qu’il y en aura toujours pour déclencher le pire. Quand même, construire des centrales nucléaires au nom de l’indépendance énergétique sur des failles sismiques, il faut le faire. Je plains ces pauvres Japonais. Tremblements de terre, tsunami et maintenant (si on était cynique, on dirait que c’est le pire) l’accident nucléaire. On nous dit qu’il y en aura pour des décennies de pollution touchant toute la chaîne alimentaire (et le reste, tiens, à propos, sans parler de la nourriture, les composants électroniques et les pièces de voiture qui arriveront en France, dans quel état seront-ils ?). Le Japonais est touché là dans ce qu’il respecte le plus : La nature pour laquelle il voue une attention quasi-sacrée. Un choc culturel. En plus. Des décennies ? Ça me paraît un peu optimiste, mais bon, je ne suis pas expert, ni spécialiste. Ils annoncent de la pluie sur la France, ces jours prochains. Il est possible, commence t’on à nous dire, que ces résidus de nuage nucléaire trop peu nombreux pour avoir une incidence, en ait dès que la pluie tombera. Ce qui voudra dire que, ça et là, des zones récupéreront les atomes radioactifs. Nappe phréatique ? Légumes ? Je me souviens d’une fois où, me baladant dans un endroit charmant, je découvris avec la plus grande des surprises que c’était une ancienne décharge. Et après, on nous fera la morale pour qu’on trie nos déchets !
Par jean
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