Voilà. Je voudrais vous causer de mon dernier « non-voyage ». Un non-voyage est quelque chose de très particulier en soi. En effet, c’est un voyage qu’on n’a pas fait. Un voyage qu’on voudrait faire, qu’on aimerait faire, qu’on aurait aimé faire, mais que, finalement, on ne se décide pas à entreprendre parce que… parce que l’argent, trouver les bons plans sur le net, poser ses congés huit mois à l’avance, faire ses bagages, tout un tas de trucs qui prennent la tête surtout quand on est, comme moi, un rien fainéant et pas du tout entreprenant.
Un non-voyage est donc un voyage dont on rêve mais qu’on ne fera probablement pas. Considérant qu’en règle général, ce que je préfère dans les voyages, c’est le moment ou je pousse la porte de chez moi, crevé après 1 ou 2 jours de train, de bagnole, où je pose mes valoches et je fais « ouf ! » : j’opte assez facilement pour le non-voyage.
Si on savait d’avance combien un voyage va être crevant, sûr qu’on y réfléchirait à deux fois avant de le faire, non ? Et puis cette idée stupide de partir loin pour voir combien on est bien chez soi, combien la vie y est plus douce qu’ailleurs… Regardez la télé et vous comprendrez sans avoir à vous déplacer !
D’aucun me diront que c’est n’importe quoi, il faut voir du pays ça élargit les idées, ça vous fait sortir de votre routine.
Bof, un bon bouquin en bord de mer (3h chrono de la maison) ça me fait du bien, ça m’aère la tête et ça me fait sortir.
Et puis, je rétorquerai à ces gens-là : « ok, c’est fabuleux d’aller au Vietnam, en Egypte ou au Mexique, mais alors, d’accord, on joue à fond : on regarde aussi la misère qu’on nous cache, on la regarde les yeux dans les yeux pour bien comprendre où on est !! On sort des sentiers tracés pour touristes, et on arrête de se dire qu’on a vu un pays parce que l’on a survolé un tout petit bout, souvent pas représentatif, de celui-ci.
C’est décidé, je vais raconter mon dernier non-voyage que j’ai fait dans le sud-ouest des Etats-Unis, chez les indiens et dans le désert. Je promets de supers non-photos de non- paysages fantastiques.
Remarquez, il y a tellement de gens qui racontent leur voyage sur le net avec force photos que je n’aurais pas à me casser la tête… Mais voilà, un non-voyage, ça n’est pas rien. Peu de gens sont capables d’en comprendre le concept fondamental. En général, n’y sont réceptifs que les personnes qui ont compris que la vérité n’est pas ailleurs.
Et, malheureusement, il n’y en a pas beaucoup.
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