L’homme qui marchait sans savoir où il allait,
N’avait pour toute philosophie que le besoin de poser un pied devant l’autre.
Avancer, peu importe où l’on va, juste faire un pas puis un autre.
A quoi ça sert de se torturer, de faire des plans, d’imaginer ?
De toute manière, quoiqu’il arrive,
Faut juste avancer un pied puis l’autre,
On arrivera bien quelque part, quoiqu’il en soit.
Un peu de soleil, le chant des oiseaux,
Une douce brise d’été, parmi les pins,
Marcher sur un tapis d’aiguille,
Ne pas penser, ne pas rêver,
Ne pas croire, ne pas pleurer,
Juste avancer d’un pas, puis d’un autre.
SI l’on s’arrête, ça n’est que pour un instant,
Le temps d’un amour, d’un sommeil, d’un repas,
Puis nous voilà reparti,
Sur le chemin de la vie.
Oh, il y a une fin, je le sais bien,
Un jour mes pas s’arrêteront,
De fouler cette terre, mon ami.
Mais s’il y avait un paradis,
A coup sûr, je voudrais qu’ce soit,
Un long chemin, un jour d’printemps,
Avec mon sac, j’y marcherais éternellement.
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