On a beau savoir ce que cela coûte d’être empêtré dans les chaines du désir et de l’attachement…. On y échappe pas. Ou alors, c’est une lutte de chaque instant. Et lutter, n’est pas une bonne chose. Réprimer, esquiver, éviter, étouffer : c’est se comprimer. Et quand ça pète…
Certes, on peut y échapper, peut-être, en se réfugiant dans un couvent, au fin fond d’une campagne oû l’on ne risquera pas d’être tenté.
J’ai passé un an quasiment enfermé, à l’écart de tout, fuyant tout, à méditer sur la nature profonde des choses, de la vie, de ma vie, de ce qui naissait en moi, à observer les émotions qui m’envahissaient, qui me submergeaient et ?
Peanut’s.
C’est là, toujours, rien n’ai dompté, rien n’est maîtrisé. On connaît la mécanique, on sait comment ça vient, ce que ça entraîne. Et l’on n’y résiste pas. Parce que c’est comme ça, c’est la vie, le flot sauvage du mouvement des émotions qui naissent, grandissent, éclatent comme une bulle, pour laisser la place à d’autres émotions encore. Comme des nuages qui passent sans fin devant le soleil et le bleu de l’azur.
C’est ce qui fait notre humanité. A part se crever les yeux, se boucher les oreilles, se brûler la langue, ça surgit comme un geyser. Comme une érection, incontrôlable, non maitrîsable. La souffrance fait partie de nous, elle est notre moteur.
Apprendre à s’en débarrasser ?? autant s’émasculer, c’est pareil.
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