On a beau savoir ce que cela coûte d’être empêtré dans les chaines du désir et de l’attachement…. On y échappe pas. Ou alors, c’est une lutte de chaque instant. Et lutter, n’est pas une bonne chose. Réprimer, esquiver, éviter, étouffer : c’est se comprimer. Et quand ça pète…
Certes, on peut y échapper, peut-être, en se réfugiant dans un couvent, au fin fond d’une campagne oû l’on ne risquera pas d’être tenté.
J’ai passé un an quasiment enfermé, à l’écart de tout, fuyant tout, à méditer sur la nature profonde des choses, de la vie, de ma vie, de ce qui naissait en moi, à observer les émotions qui m’envahissaient, qui me submergeaient et ?
Peanut’s.
C’est là, toujours, rien n’ai dompté, rien n’est maîtrisé. On connaît la mécanique, on sait comment ça vient, ce que ça entraîne. Et l’on n’y résiste pas. Parce que c’est comme ça, c’est la vie, le flot sauvage du mouvement des émotions qui naissent, grandissent, éclatent comme une bulle, pour laisser la place à d’autres émotions encore. Comme des nuages qui passent sans fin devant le soleil et le bleu de l’azur.
C’est ce qui fait notre humanité. A part se crever les yeux, se boucher les oreilles, se brûler la langue, ça surgit comme un geyser. Comme une érection, incontrôlable, non maitrîsable. La souffrance fait partie de nous, elle est notre moteur.
Apprendre à s’en débarrasser ?? autant s’émasculer, c’est pareil.
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[00:26:32] : tu fais chier
[00:27:47] : tu devrais virer le monde entier comme ça t'irais peut-être bien
[00:27:58] : seule dans l'univers
[00:28:10] : t'aurais peut-être plus de problème
[00:28:43] : virer l'ordi
[00:28:44] : la télé
[00:28:46] : la radio
[00:28:51] : les fenêtres
[00:28:54] : les portes
[00:29:31] : le téléphone
[00:29:36] : l'appareil photo
[00:29:41] : les papiers
[00:29:43] : les crayons
[00:29:52] : les yeux
[00:29:57] : les oreilles
[00:30:04] : t'enfermer dans ton lit
[00:30:09] : ablation du cerveau
[00:30:28] : et puis te laisser pousser la connerie
[00:30:36] : ça germe bien
[00:32:02] : ça donne des fleurs
[00:32:15] : que tu pourrais arroser avec du désherbant
[00:32:32] : ensuite tu pourrais les arracher de rage
[00:32:49] : parcequ'elles ne seraient pas de la couleur que tu veux
[00:32:58] : et t'enfermer en pleurant
[00:33:02] : de voir que le monde
[00:33:11] : n'est pas comme dans tes rêves
oui parfois on est comme ça... même si les autres comprennent pas