Mardi 13 juin 2006
7h30, il fait très beau ce matin, encore une chaude journée… C’était (presque) agréable de partir bosser ce matin. Levé à la fraîche, je me suis bu mon café sur la terrasse avant d’y aller.
En ville, pas de circulation à cette heure. Ca ne vous arrive pas, par ses belles et chaudes matinée de printemps, de vous lever en vous disant : que va-t-il se passer dans ma vie ??
Ce doit être la saison, le temps, la proximité des congés qui nous pousse à imaginer que, soudain, un évènement (en général agréable, c’est plutôt ainsi qu’on le voit…) va venir tout chambouler.
Ça pourrait être quoi ? Une rencontre ? Un clin d’œil du destin ? Quelque chose qui, d’un coup, va réorienter votre vie…
En ce qui me concerne, ça doit faire des années que je fonctionne comme ça, mais bon, rien ne s’est véritablement passé de mémorable. Regret ? Non, pas du tout, ça ne me pose aucun problème. Non, ce qui est marrant, c’est le fait que, une fois ces conditions réunies, ce phénomène se déclenche, année après année.
La frustration, sûrement. Un drôle de truc ça. Vivre quelque chose et avoir envie de vivre autre chose. J’ai quelque chose mais je pourrais avoir autre chose que je n’ai pas. Une autre femme, un autre job, être dans un autre lieu. Toujours cette mécanique qui fait que l’on a systématiquement envie de vivre ailleurs et de vivre autrement.
Mais c’est marrant, on aimerait avoir le côté agréable de cette autre chose, mais pas les nouveaux emmerdes potentiels qui vont avec, style une jolie femme sexy, mais quand même intelligente, pas trop superficielle et pas trop exigeante, un job super bien payé mais qui ne demande (quand même) pas trop d’effort, vivre dans un pays chaud et en bord de mer, mais sans en subir les désagréments style ouragan, maladies tropicales.
Tout ça, c’est probablement le lot de tous les gens qui vivent dans des sociétés nantis. L’indien de basse caste ou l’africain moyen ne se pose même pas la question de savoir s’il existe autre chose que ce qu’il vit. En un sens, là où nous sommes frustrés de nos vies lisses, ils n’ont même pas le loisir d’imaginer une autre vie.
Mais c’est, quand même, aussi une affaire de Culture.
Tant qu’on estime la valeur de nos vies en fonction de certains paramètres tels que notre position sociale, nos possessions, nos relations, on en sort pas.
Bien sûr, même le dernier des habitants d’un village du Tiers-Monde n’échappe pas à sa condition d’être humain (être le chef du village, avoir le plus grand troupeau).
Mais c’est aussi affaire de sagesse, sachant que l’envie de posséder est un piège sans fin.
Il y a un proverbe amérindien qui considère que la richesse est quelque chose de fondamentalement malsain dans la mesure où l’on ne peut devenir riche ou puissant sans avoir empiété sur les autres.
En ville, pas de circulation à cette heure. Ca ne vous arrive pas, par ses belles et chaudes matinée de printemps, de vous lever en vous disant : que va-t-il se passer dans ma vie ??
Ce doit être la saison, le temps, la proximité des congés qui nous pousse à imaginer que, soudain, un évènement (en général agréable, c’est plutôt ainsi qu’on le voit…) va venir tout chambouler.
Ça pourrait être quoi ? Une rencontre ? Un clin d’œil du destin ? Quelque chose qui, d’un coup, va réorienter votre vie…
En ce qui me concerne, ça doit faire des années que je fonctionne comme ça, mais bon, rien ne s’est véritablement passé de mémorable. Regret ? Non, pas du tout, ça ne me pose aucun problème. Non, ce qui est marrant, c’est le fait que, une fois ces conditions réunies, ce phénomène se déclenche, année après année.
La frustration, sûrement. Un drôle de truc ça. Vivre quelque chose et avoir envie de vivre autre chose. J’ai quelque chose mais je pourrais avoir autre chose que je n’ai pas. Une autre femme, un autre job, être dans un autre lieu. Toujours cette mécanique qui fait que l’on a systématiquement envie de vivre ailleurs et de vivre autrement.
Mais c’est marrant, on aimerait avoir le côté agréable de cette autre chose, mais pas les nouveaux emmerdes potentiels qui vont avec, style une jolie femme sexy, mais quand même intelligente, pas trop superficielle et pas trop exigeante, un job super bien payé mais qui ne demande (quand même) pas trop d’effort, vivre dans un pays chaud et en bord de mer, mais sans en subir les désagréments style ouragan, maladies tropicales.
Tout ça, c’est probablement le lot de tous les gens qui vivent dans des sociétés nantis. L’indien de basse caste ou l’africain moyen ne se pose même pas la question de savoir s’il existe autre chose que ce qu’il vit. En un sens, là où nous sommes frustrés de nos vies lisses, ils n’ont même pas le loisir d’imaginer une autre vie.
Mais c’est, quand même, aussi une affaire de Culture.
Tant qu’on estime la valeur de nos vies en fonction de certains paramètres tels que notre position sociale, nos possessions, nos relations, on en sort pas.
Bien sûr, même le dernier des habitants d’un village du Tiers-Monde n’échappe pas à sa condition d’être humain (être le chef du village, avoir le plus grand troupeau).
Mais c’est aussi affaire de sagesse, sachant que l’envie de posséder est un piège sans fin.
Il y a un proverbe amérindien qui considère que la richesse est quelque chose de fondamentalement malsain dans la mesure où l’on ne peut devenir riche ou puissant sans avoir empiété sur les autres.