Texte libre

la poésie à l’état pure :
Hozo
Extrait du Kledzé Hatal ou "Nuit des Chants" des indiens Navajos:
sur la piste marquée de pollen fasse que je marche
avec des sauterelles à mes pieds  fasse que je marche
avec la rosée à mes pieds fasse que je marche
avec la beauté fasse que je marche

la beauté devant moi fasse que je marche
la beauté derrière moi fasse que je marche
la beauté au-dessous de moi fasse que je marche
la beauté au-dessus de moi  fasse que je marche
la beauté tout autour de moi fasse que je marche

dans le vieil âge errant sur la piste de la beauté avec un sentiment de vie fasse que je marche
dans le vieil âge errant sur la piste de la beauté à nouveau vivant fasse que je marche
accompli dans la beauté
accompli dans la beauté

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Vendredi 5 juin 2009

L’homme qui marchait sans savoir où il allait,

N’avait pour toute philosophie que le besoin de poser un pied devant l’autre.

Avancer, peu importe où l’on va, juste faire un pas puis un autre.

A quoi ça sert de se torturer, de faire des plans, d’imaginer ?

De toute manière, quoiqu’il arrive,

Faut juste avancer un pied puis l’autre,

On arrivera bien quelque part, quoiqu’il en soit.

 

Un peu de soleil, le chant des oiseaux,

Une douce brise d’été, parmi les pins,

Marcher sur un tapis d’aiguille,

Ne pas penser, ne pas rêver,

Ne pas croire, ne pas pleurer,

Juste avancer d’un pas, puis d’un autre.

 

SI l’on s’arrête, ça n’est que pour un instant,

Le temps d’un amour, d’un sommeil,  d’un repas,

Puis nous voilà reparti,

Sur le chemin de la vie.

 

Oh, il y a une fin, je le sais bien,

Un jour mes pas s’arrêteront,

De fouler cette terre, mon ami.

Mais s’il y avait un paradis,

A coup sûr, je voudrais qu’ce soit,

Un long chemin, un jour d’printemps,

Avec mon sac, j’y marcherais éternellement.

Par jean
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Mardi 26 mai 2009

Ça y est : je me suis acheté la guitare de ma vie. Une stratocaster modèle US. Une des 2 guitares que j’aurais aimé avoir à l’âge de 25 ans, mais trop chère pour moi, à l’époque. Aujourd’hui, j’en affiche 47  au compteur…

L’autre c’est la Lespaul Gibson, mais bon vu les prix (en plus si vous êtes gaucher !). Je ne regrette pas.  La Lespaul est un petit peu trop nerveuse et je me suis un peu ramolli avec l’âge côté rock…

Je l’ai acheté parce que la guitare est une passion. Plus que ça, une respiration, la bouée nécessaire sans laquelle je me noierais dans l’océan gris de la vie.

Et puis parce qu’il fallait que je boucle la boucle. J’aurais pu me l’acheter 1000 fois depuis que je travaille, que j’ai un peu d’argent. Mais j’ai repoussé cet acte sans cesse. Les raisons ? j’ai toujours des scrupules à mettre du fric sur les choses, non pas que je sois radin, mais quand on en a manqué, je crois que l’on considère irrémédiablement que mettre trop d’argent sur une paire de chaussures, une voiture ou autre chose est un gaspillage. Et puis chacun son truc, pour d’autres c’est les rolex.

Il y a peut-être l’idée aussi que j’ai intégré profondément que ça n’était pas pour moi, comme plein d’autres choses.  Mentalité de « loser » me direz-vous : vous avez raison. Habitude de voir passer la vie, les choses comme un mec regarde passer les trains sur le quai d’une gare. Bref, j’ai intégré l’échec dans ma vie à un point dont je n’avais même pas idée. C’est bien simple, rien n’est pour moi. Et quand je peux, j’ai des doutes.

A moins, bien entendu, que je ne rêve que de choses inaccessibles…

Je mets, de suite, un point final au « lamento ». Mon nom n’est pas Calimero et ce qui ne nous détruit pas nous rend plus fort. Et puis, la vie m’a appris énormément de choses : sur les concepts, tout relatifs, de la réussite, l’amour,  le bien et le mal, ce qui se cache derrière les sourires ou parfois les visages à-priori, revêches et fermés. Choses dont on n’a pas idée si l’on ne pousse pas plus loin que les apparences.

Bref, voilà, j’ai ma strato. Mes doigts glissent sur le manche que s’en est un vrai bonheur !! Mais il faut que je fasse attention, mon amie commence à être jalouse du temps que je passe avec elle…

 

 

 

Par jean
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Mercredi 6 mai 2009

On a beau savoir ce que cela coûte d’être empêtré dans les chaines du désir et de l’attachement…. On y échappe pas. Ou alors, c’est une lutte de chaque instant. Et lutter, n’est pas une bonne chose. Réprimer, esquiver, éviter, étouffer : c’est se comprimer. Et quand ça pète…

Certes, on peut y échapper, peut-être, en se réfugiant dans un couvent, au fin fond d’une campagne oû l’on ne risquera pas d’être tenté.

J’ai passé un an quasiment enfermé, à l’écart de tout, fuyant tout, à méditer sur la nature profonde des choses, de la vie, de ma vie, de ce qui naissait en moi, à observer les émotions qui m’envahissaient, qui me submergeaient et ?

Peanut’s.

C’est là, toujours, rien n’ai dompté, rien n’est maîtrisé. On connaît la mécanique, on sait comment ça vient, ce que ça entraîne. Et l’on n’y résiste pas. Parce que c’est comme ça, c’est la vie, le flot sauvage du mouvement des émotions qui naissent, grandissent, éclatent comme une bulle, pour laisser la place à d’autres émotions encore. Comme des nuages qui passent sans fin devant le soleil et le bleu de l’azur.

C’est ce qui fait notre humanité. A part se crever les yeux, se boucher les oreilles, se brûler la langue, ça surgit comme un geyser. Comme une érection, incontrôlable,  non maitrîsable. La souffrance fait partie de nous, elle est notre moteur.

Apprendre à s’en débarrasser ?? autant s’émasculer, c’est pareil.

Par jean
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Vendredi 18 juillet 2008

J’aime m’asseoir près d’elle…

Pourquoi ? Ne me le demandez pas.

Comment le saurais-je,

Elle est si différente.

Rien de ce qu’elle dit ne résonne en moi.

Et pourtant…

J’aime m’asseoir près d’elle…

Pourquoi ? Vraiment, je ne le sais pas.

Elle ne parle que d’elle,

Que de sa vie.

Si parfois j’évoque un peu de moi,

C’est pour mieux l’entendre rebondir sur elle.

Et pourtant.

J’aime m’asseoir près d’elle…

Pourquoi ? J’ai beau chercher,

Je ne trouve pas.

Un tel est extraordinaire,

Tel autre est intéressant,

Moi, je suis transparent,

Et pourtant…

J’aime m’asseoir près d’elle.

Par jean
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Lundi 30 juin 2008

Là où je me tiens,

Les autres ne se tiennent pas,

Là où je vais,

Les autres ne vont pas,

Ce qu’ils pensent,

Je ne le pense pas.

Non pas que je sois,

Mieux qu’eux,

Meilleurs qu’eux,

Plus sage.

Simplement,

Ayant regardé la Chose en face,

J’ai compris, non : admis ce qu’il en est.

Que je gravisse la montagne,

Ou que je reste sur ma chaise,

Que je fasse de grandes choses,

Ou que je ne fasse que vivre mon quotidien,

Quelle importance ?

Ayant vu cela,

Commence alors la liberté,

Plus rien à prouver,

A dire, à croire, à espérer.

Par jean
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