Texte libre

la poésie à l’état pure :
Hozo
Extrait du Kledzé Hatal ou "Nuit des Chants" des indiens Navajos:
sur la piste marquée de pollen fasse que je marche
avec des sauterelles à mes pieds  fasse que je marche
avec la rosée à mes pieds fasse que je marche
avec la beauté fasse que je marche

la beauté devant moi fasse que je marche
la beauté derrière moi fasse que je marche
la beauté au-dessous de moi fasse que je marche
la beauté au-dessus de moi  fasse que je marche
la beauté tout autour de moi fasse que je marche

dans le vieil âge errant sur la piste de la beauté avec un sentiment de vie fasse que je marche
dans le vieil âge errant sur la piste de la beauté à nouveau vivant fasse que je marche
accompli dans la beauté
accompli dans la beauté
Vendredi 10 juillet 2009 5 10 07 2009 11:30

La grande peur…

Je l’ai senti monter en moi, me submerger, petit à petit. Comme un type coincé dans  une cabine sur un navire en train de couler, et qui se sent acculé au plafond avec l’eau qui commence à lui rentrer dans la bouche. Total Panic…

Et si je l’avais choppé ce terrible virus…

Passé du contentement benêt du mâle ayant aimé une inconnue le mercredi, au type psychosé par la peur de la contamination le vendredi.

Week-end d’angoisse, à picoler pour fuir la peur, à sentir la peur s’accroître à force de picoler. A chercher la compagnie d’amis pour penser à autre chose, à me sentir seul au milieu des rires et de la joie.

Et puis, à regarder la vie, les choses du quotidien comme si c’était la dernière fois que je les voyais. Je venais brutalement de basculer hors  de la normalité…

Total Psychose, vous dis-je.

La toubib a eu beau me dire que, pour elle, il n’y avait aucun risque, il a fallu quand même que je passe par les tests de dépistage.

Je me revois dans ce dispensaire, avec des affiches tout autour me vantant les mérites du préservatif, soulignant lourdement les conduites à risques à éviter (que, bien sûr, je n’avais pas évitées !). Avec un personnel médical vaquant à ses occupations professionnelles routinières. M’appelant dans la salle d’attente par un n° anonyme qui faisait lever la tête (baissée) des gens présents pour probablement les mêmes raisons que moi. Ambiance lourde…

Et puis j’appelle le dispensaire, ce jeudi. Je donne mon n° et ma date de naissance (pas de nom, anonyme). L’on me dit que mes résultats sont disponibles. J’attends : rien de plus. Il faut que je passe les chercher.

Horreur, je ne pourrais pas avant 2 semaines, je pars.

Je quitte le travail immédiatement, sous le regard surpris de mes collègues. Je n’arrive plus à respirer. Un étau m’étreint la poitrine.

Je commence une prière dans ma petite tête, j’arrête, faut assumer ma connerie que je me dis.

Tu parles. En nage dans ma bagnole, je fonce, fébrile.

Pas moyen de me garer. Ça monte, ça monte, j’ai le cœur qui va pêter,  c’est pas possible !

Je déboule dans la salle d’attente : re-numéro d’appel anonyme, re-attente.

On vient me chercher, j’entre dans l’infirmerie. Je croasse (j’ai la bouche sèche) un timide bonjour.

La toubib : « Monsieur, je tiens à vous rassurer, le test est négatif ».

Je me sens tout petit minus, devant cette dame en blouse blanche. Elle est gentille, ne me fait pas la morale, me conseille la prudence pour la suite de ma vie.

Je suis effondré, la tension accumulée s’évacue d’un coup, je suis une flaque.

En me dirigeant vers ma bagnole, je regarde la vie, le ciel bleu, le soleil de ce jour de juillet, les gens, j’avance en titubant, comme un mec bourré.

Putain, c’est beau la vie.

Par jean
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Jeudi 25 juin 2009 4 25 06 2009 11:35

Dans tes yeux,

J’ai vu briller des milliers d’étoiles,

Une galaxie d’amour qui scintillée au loin,

Inaccessible à jamais pour moi.

 

Dans tes yeux,

J’ai lu de tendres promesses,

De moments partagés,

Que je ne connaîtrai jamais.

 

Dans tes yeux,

Ma vie m’est apparue,

A jamais glacée,

Tu ne seras pas pour moi.

 

Dans tes yeux,

Je voudrais m’installer,

Connaître enfin la joie,

D’aimer celle qui me plait.

 

Par jean
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Mardi 9 juin 2009 2 09 06 2009 08:42

Tant que les pauvres seront pauvres, l’écologie restera une abstraction face à la nécessité quotidienne de survivre.

Tant que les riches pourront s’enrichir, l’écologie restera le cadet de leur souci. Surtout si le réchauffement climatique permet d’avoir accès à de nouvelles ressources potentiellement juteuses.

Donc : on est mal ! Et c’est pas en soutenant des potentats africains et autres émirs du monde arabe que les choses vont s’arranger.

Par jean
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 06 2009 10:56

L’homme qui marchait sans savoir où il allait,

N’avait pour toute philosophie que le besoin de poser un pied devant l’autre.

Avancer, peu importe où l’on va, juste faire un pas puis un autre.

A quoi ça sert de se torturer, de faire des plans, d’imaginer ?

De toute manière, quoiqu’il arrive,

Faut juste avancer un pied puis l’autre,

On arrivera bien quelque part, quoiqu’il en soit.

 

Un peu de soleil, le chant des oiseaux,

Une douce brise d’été, parmi les pins,

Marcher sur un tapis d’aiguille,

Ne pas penser, ne pas rêver,

Ne pas croire, ne pas pleurer,

Juste avancer d’un pas, puis d’un autre.

 

SI l’on s’arrête, ça n’est que pour un instant,

Le temps d’un amour, d’un sommeil,  d’un repas,

Puis nous voilà reparti,

Sur le chemin de la vie.

 

Oh, il y a une fin, je le sais bien,

Un jour mes pas s’arrêteront,

De fouler cette terre, mon ami.

Mais s’il y avait un paradis,

A coup sûr, je voudrais qu’ce soit,

Un long chemin, un jour d’printemps,

Avec mon sac, j’y marcherais éternellement.

Par jean
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Mardi 26 mai 2009 2 26 05 2009 13:55

Ça y est : je me suis acheté la guitare de ma vie. Une stratocaster modèle US. Une des 2 guitares que j’aurais aimé avoir à l’âge de 25 ans, mais trop chère pour moi, à l’époque. Aujourd’hui, j’en affiche 47  au compteur…

L’autre c’est la Lespaul Gibson, mais bon vu les prix (en plus si vous êtes gaucher !). Je ne regrette pas.  La Lespaul est un petit peu trop nerveuse et je me suis un peu ramolli avec l’âge côté rock…

Je l’ai acheté parce que la guitare est une passion. Plus que ça, une respiration, la bouée nécessaire sans laquelle je me noierais dans l’océan gris de la vie.

Et puis parce qu’il fallait que je boucle la boucle. J’aurais pu me l’acheter 1000 fois depuis que je travaille, que j’ai un peu d’argent. Mais j’ai repoussé cet acte sans cesse. Les raisons ? j’ai toujours des scrupules à mettre du fric sur les choses, non pas que je sois radin, mais quand on en a manqué, je crois que l’on considère irrémédiablement que mettre trop d’argent sur une paire de chaussures, une voiture ou autre chose est un gaspillage. Et puis chacun son truc, pour d’autres c’est les rolex.

Il y a peut-être l’idée aussi que j’ai intégré profondément que ça n’était pas pour moi, comme plein d’autres choses.  Mentalité de « loser » me direz-vous : vous avez raison. Habitude de voir passer la vie, les choses comme un mec regarde passer les trains sur le quai d’une gare. Bref, j’ai intégré l’échec dans ma vie à un point dont je n’avais même pas idée. C’est bien simple, rien n’est pour moi. Et quand je peux, j’ai des doutes.

A moins, bien entendu, que je ne rêve que de choses inaccessibles…

Je mets, de suite, un point final au « lamento ». Mon nom n’est pas Calimero et ce qui ne nous détruit pas nous rend plus fort. Et puis, la vie m’a appris énormément de choses : sur les concepts, tout relatifs, de la réussite, l’amour,  le bien et le mal, ce qui se cache derrière les sourires ou parfois les visages à-priori, revêches et fermés. Choses dont on n’a pas idée si l’on ne pousse pas plus loin que les apparences.

Bref, voilà, j’ai ma strato. Mes doigts glissent sur le manche que s’en est un vrai bonheur !! Mais il faut que je fasse attention, mon amie commence à être jalouse du temps que je passe avec elle…

 

 

 

Par jean
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