Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 13:38

On a beau savoir ce que cela coûte d’être empêtré dans les chaines du désir et de l’attachement…. On y échappe pas. Ou alors, c’est une lutte de chaque instant. Et lutter, n’est pas une bonne chose. Réprimer, esquiver, éviter, étouffer : c’est se comprimer. Et quand ça pète…

Certes, on peut y échapper, peut-être, en se réfugiant dans un couvent, au fin fond d’une campagne oû l’on ne risquera pas d’être tenté.

J’ai passé un an quasiment enfermé, à l’écart de tout, fuyant tout, à méditer sur la nature profonde des choses, de la vie, de ma vie, de ce qui naissait en moi, à observer les émotions qui m’envahissaient, qui me submergeaient et ?

Peanut’s.

C’est là, toujours, rien n’ai dompté, rien n’est maîtrisé. On connaît la mécanique, on sait comment ça vient, ce que ça entraîne. Et l’on n’y résiste pas. Parce que c’est comme ça, c’est la vie, le flot sauvage du mouvement des émotions qui naissent, grandissent, éclatent comme une bulle, pour laisser la place à d’autres émotions encore. Comme des nuages qui passent sans fin devant le soleil et le bleu de l’azur.

C’est ce qui fait notre humanité. A part se crever les yeux, se boucher les oreilles, se brûler la langue, ça surgit comme un geyser. Comme une érection, incontrôlable,  non maitrîsable. La souffrance fait partie de nous, elle est notre moteur.

Apprendre à s’en débarrasser ?? autant s’émasculer, c’est pareil.

Par jean
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 10:33

J’aime m’asseoir près d’elle…

Pourquoi ? Ne me le demandez pas.

Comment le saurais-je,

Elle est si différente.

Rien de ce qu’elle dit ne résonne en moi.

Et pourtant…

J’aime m’asseoir près d’elle…

Pourquoi ? Vraiment, je ne le sais pas.

Elle ne parle que d’elle,

Que de sa vie.

Si parfois j’évoque un peu de moi,

C’est pour mieux l’entendre rebondir sur elle.

Et pourtant.

J’aime m’asseoir près d’elle…

Pourquoi ? J’ai beau chercher,

Je ne trouve pas.

Un tel est extraordinaire,

Tel autre est intéressant,

Moi, je suis transparent,

Et pourtant…

J’aime m’asseoir près d’elle.

Par jean
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Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /Juin /2008 10:33

Là où je me tiens,

Les autres ne se tiennent pas,

Là où je vais,

Les autres ne vont pas,

Ce qu’ils pensent,

Je ne le pense pas.

Non pas que je sois,

Mieux qu’eux,

Meilleurs qu’eux,

Plus sage.

Simplement,

Ayant regardé la Chose en face,

J’ai compris, non : admis ce qu’il en est.

Que je gravisse la montagne,

Ou que je reste sur ma chaise,

Que je fasse de grandes choses,

Ou que je ne fasse que vivre mon quotidien,

Quelle importance ?

Ayant vu cela,

Commence alors la liberté,

Plus rien à prouver,

A dire, à croire, à espérer.

Par jean
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 16:32

Ainsi donc, il n’y a pas d’alternative possible : on accepte ce que l’on est, où l’on considère qu’il y a une vie à construire, un plus, un mieux, un autre, un but à atteindre qui nous amènera du bas vers le haut, de ce que l’on estime bas vers ce que l’on estime haut.

Je suis là et je pourtant je veux être ailleurs, et ce, à chaque instant de ma vie. Jamais je ne suis dans ma vie, toujours je suis dans un rêve de vie sublimé, autre. Toujours j’inscris ma vie dans le temps. Un passé pétrit d’expériences, de souvenirs, d’acquis culturels, sociaux me propulse dans un futur me privant de la case présent.

De toute manière, c’est la règle sociale. Ne pas m’y conformer fait de moi un marginal : un anti-social.

Il est humain de rêver mieux, de vouloir manger quand on crève de faim, de vouloir s’abriter quand on n’a pas de toit. C’est une autre que de rêver de gagner plus, d’avoir une plus grosse voiture, une plus grande bagnole, une plus belle femme, plus, plus, que ce que j’ai, actuellement, dans ma vie.

La question est : peut-on être simplement ce que l’on est ??? peut-on se regarder sans chercher à se juger à l’aune d’un modèle, sans fuir ce que l’on est, sans repousser ou sublimer ce que l’on trouve sombre en nous, sans vouloir être un autre. En finir avec ce paquet de certitudes et de jugements qui encroûte notre esprit ?

Peut-on, doit-on s’améliorer ?? Mais s’améliorer par rapport à quoi, quelle norme ?

Tout n’est que friction en nous, je me déteste, je me veux mieux, je me trouve pauvre, je me veux riche, toujours à dissiper notre énergie à nous combattre nous-mêmes… n’est-il pas possible de se dire : bon, je suis fainéant, je suis ainsi fait, pourquoi voudrais-je jouer au travailleur ? Je suis attiré par la luxure, je suis ainsi fait, pourquoi essayer de devenir un saint en contraignant ma nature, plutôt qu’en acceptant ce fait et par là-même, le désamorcer ? Certes, c’est un gain pour la société, cette « compression » que je m’impose, mais quel désastre sur un plan personnel.

La schizophrénie est partout : un tel se dit croyant et se comporte au quotidien comme un véritable tyran, telle autre s’habille de manière aguicheuse mais s’émeut du regard lourd porté sur elle par les hommes… nous sommes tous autres, comment voulez-vous que l’on s’y retrouve.

Regardez le bataillon de ces gens sinistres qui comptent, spéculent, entreprennent et ne sont pas capable de perdre leur regard 5 mn sur les nuages qui passent.

C’est nous ça ??? non, il y a tromperie sur la marchandise.

 

 

 

 

 

Par jean
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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /Mai /2008 15:35

Ainsi donc, je suis avide… probablement pas plus que la moyenne, mais tout bien considérer, je le suis aussi.

Et c’est normal, j’ai emmagasiné un tel tas de frustrations, désirs inassouvis, d’envies, de rêves que je ne peux qu’être avide. Mais ça n’est pas que des frustrations : ce qui a trop bien fonctionné me rend avide de revivre ces expériences…

Toujours à penser que je pourrais être mieux, plus grand, plus fort, plus séduisant. Toujours à imaginer que le passé était mieux, que le futur sera porteur d’espoir, que je tue par cette attitude même, à chaque instant, le présent et ses potentialités.

Mais, mes chers amis, pas plus, ni moins que vous. Nous sommes des êtres humains, et cette avidité même est notre marque de fabrique. Certains disent que non, qu’il y a moyen de s’en débarrasser, mais pas par la volonté, car se serait encore faire montre d’un « avide désir » de changer.

Les gros malins, c’est facile…

Les plus avides d’entre nous, sont ceux qui nous dirigent, politiques, financiers, hommes de toutes églises. Rongés qu’ils sont par leur avidité de pouvoir, de vertus. Oh, bien sûr, ils sont là pour la bonne cause, se mettre au service de leurs concitoyens, nous représenter…

Balivernes, ils sont là parce qu’ils ont un méga-problème d’ego à régler. Paradoxal, non ? Que les maîtres des choix de nos vies soient les plus avides ?

Non, pas vraiment, en tout cas, ça explique bien des choses.

Alors, je vous en prie : cessez de juger ou de vous raconter des histoires. Nous voulons tous plus, les riches nous font envies, la femme du voisin nous fait envie, être aussi beau ou belle que tel et tel star ou starlette nous fait envie. Et nous rend tellement malheureux. Avide d’être riche quand on est pauvre, avide d’être encore plus riche que le voisin quand on est déjà riche.

Animaux bien dressés qui ne cessent de réagir en fonction de tout ce qu’on nous a mis dans le crâne, (croyances, règles, etc…) et qui se racontent de belles histoires de libre-arbitre.

Vous me direz que certains de nos buts sont communs. Certes, mais la manière d’y parvenir varie en fonction de nos angles de vues respectifs… comment réussir l’union par l’addition des divisions ?

Grosse rigolade…

Par jean
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