Texte libre

la poésie à l’état pure :
Hozo
Extrait du Kledzé Hatal ou "Nuit des Chants" des indiens Navajos:
sur la piste marquée de pollen fasse que je marche
avec des sauterelles à mes pieds  fasse que je marche
avec la rosée à mes pieds fasse que je marche
avec la beauté fasse que je marche

la beauté devant moi fasse que je marche
la beauté derrière moi fasse que je marche
la beauté au-dessous de moi fasse que je marche
la beauté au-dessus de moi  fasse que je marche
la beauté tout autour de moi fasse que je marche

dans le vieil âge errant sur la piste de la beauté avec un sentiment de vie fasse que je marche
dans le vieil âge errant sur la piste de la beauté à nouveau vivant fasse que je marche
accompli dans la beauté
accompli dans la beauté

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Jeudi 23 août 2007

Voilà. C’est la reprise. Un an avant les prochains congés. Une vie de travail avant le repos.

Il fait si gris, dans les têtes, dans les cœurs et dans le ciel. le soleil lui-même s’est joint à la morosité du monde.

Travailler plus pour gagner plus. S’aliéner plus pour quoi ?

Un sage a dit que le bonheur d’être ne pouvait se trouver qu’au plus profond de soi.

L’envie ne manque pas, malheureusement, d’un ailleurs plus souriant.

C’est même l’une des caractéristiques fondamentales de notre humanité : chercher, vouloir, désirer, aspirer. Je me demande jusqu’à quel point on peut aller contre cela. Chasser le naturel, il reviendra au galop.

Le bonheur, c’est des moments du passé, c’est des rêves dans l’avenir. C’est rarement conjugué au présent !! au présent, c’est la contrainte, la tension, la pression, la sollicitation.

Alors, quoi faire ? vivre avec des moments de vie « punaisée » sur un tableau de liège ?

Avoir l’espoir qu’un jour, les choses changent ? oh, bien sûr, les choses peuvent changer, mais par un curieux effets, elles ont une tendance naturelle à retrouver leur valeur première.

N’avez-vous pas remarqué comment les choses se dégradent ? elles ne renaissent pas, par contre, elles flétrissent. Que ce soit les fleurs, la beauté, ou une situation sociale.

Question de regard sur la vie, me direz-vous.

Ne consommons pas. Ou alors, plus que raisonnablement. Bien sûr, l’on nous dit que la situation économique ira mieux si la consommation est forte.

Mais c’est un piège. Le pire des pièges. La porte ouverte à l’insatisfaction.

Croyez-moi, j’ai des rêves de voyages plein la tête comme tout un chacun (l’inde, l’Amérique du sud, etc…).

Mais l’on peut se trouver son bout de désert en arpentant le Larzac, ou son bout d’île paradisiaque en se baladant dans les Iles Grecques.

La fuite. C’est le seul sentiment qui m’habite. La fuite, loin de la vie, loin de la contrainte….

La fuite au fond de soi ????

Par jean - Publié dans : hozo
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Mardi 24 juillet 2007

Les Doryphores ont complètement bouffés mes aubergines… J’ai capitulé devant les nuées de ces insectes qui, jour après jour, regagnés le terrain, malgré le massacre quotidien auquel je les soumettais… Bien sûr, j’aurais pu arroser mes plantes de pesticides, mais bon, y’a suffisamment de pollution.

 J’ai trouvé quelques infos intéressantes sur cette bestiole vraiment efficace dans son genre :

Le Doryphore (du grec Doruphoros , aussi appelé bibitte à patate, est un insecte aux antennes courtes, au dos bombé portant des rayures jaunes et noires. Sa bouche est du type broyeur, il a des ailes cachées, donc il peut voler. Il est originaire des Montagnes Rocheuses et s'est vite répandu dans toute l'Amérique du Nord.

L'accouplement se fait au printemps et la femelle pond environ 2,500 oeufs par groupe de 20. Leur développement complet prend une quinzaine de jours. Sa durée de vie est de deux ans, il passe l'hiver sous terre.

Le doryphore et sa larve ne mangent que des feuilles de pomme de terre (ça ce n’est pas vrai !!! la preuve, mes aubergines…). Il ne possède pas de réels prédateurs étant donné sa toxicité latente. Le doryphore dévore les feuilles des plants, et de ce fait nuit considérablement au développement de la patate.

Tous les moyens chimiques ont été exploités pour venir à bout de cette calamité mais le doryphore a développé une résistance à ces produits. L'homme est encore en lutte de nos jours contre cet insecte dévastateur.

Ca a quand même un petit quelque chose de sympa ce petit animal qui résiste à la « suprématie de l’homme ».

 

 

 

Par jean - Publié dans : hozo
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Vendredi 8 juin 2007
Pourquoi veulent-ils donc nous faire travailler plus ??? Pour consommer plus et faire tourner l’économie et ainsi (si ce que nous consommons ne vient pas de Chine…) relancer l’économie Française. D’un point de vue économique, ça se défend. Surtout si l’on considère que le bonheur c’est avant tout une question de pouvoir d’achat et d’offre.
Mais consommer plus… ça induit quoi ? Plus de tabassage publicitaire pour nous inciter, y compris les enfants (honteusement ciblés maintenant), à en vouloir toujours plus ? Plus d’endettement ? Construire des choses qui ne durent pas pour être obligé d’en changer souvent ? Créer des générations de gens dépendant des modes, jamais satisfaits, toujours désireux de plus, incapable d’analyser ce dont ils ont besoin pour leur épanouissement personnel ???
Montaigne disait : « Je préfère forger mon âme que meubler mon âme ».
Consommer, c’est meubler, compenser, c’est ne jamais regarder au fond de soi. Consommer, c’est rendre les gens aussi dépendant que des drogués, et, par là, rendre le monde, la vie en société sans cesse plus dangereuse.
Le postulat de départ qui repose sur le fait de consommer plus pose un problème majeur. Ça allait encore quand on pouvait se payer une 2ch, une télé et un frigo et basta. Mais vu le prix des nouvelles technologies, on a vraiment intérêt à travailler beaucoup plus pour gagner plus et « craquer » plus.
Le piège du consommer plus (du plus en général) c’est que le désir n’est jamais rassasié et la frustration sans cesse alimentée.
Tout ça, c’est de l’engrais pour faire développer les egos.
De toute manière, il est assez évident que les gens qui prônent cette société du consommer plus en ont un sacré. Et le propre des gens qui ont un gros ego, c’est souvent de considérer que ce qu’ils pensent fait force de loi.
On est donc dans le domaine de la vue courte, du simplifié, du slogan. Pas terrible comme perspective.
 
 
 
Par jean - Publié dans : hozo
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Mardi 5 juin 2007
Un peu fatigué de cette apologie de la « course » qui fait notre quotidien ces temps-là, je me suis remis à lire, ces derniers temps, la vie de bouddha et des maîtres zen. Ainsi que les entretiens d’U.G Krishnamurti, grand démolisseur de certitudes s’il en est.
Franchement, passer son temps à méditer et à s’introspecter, à accepter la vie comme elle vient sans la peser à l’aune du bon et du mauvais, du fort et du faible, du bien et du mal, en rejetant toute notion de Destin ou de Dieu : vous imaginez la place qu’ils auraient eu dans notre société, ces gars-là ?
Et pourtant, et pourtant….
« Le sot franchi des montagnes et des océans, repoussant sans cesse le moment de se trouver. 
Le sage s’étant trouvé, voyage autant en restant assis dans son coin « 
Mais qu’ont-ils donc tous à vouloir changer le monde pour régler leur propre problème ?
D’ailleurs, plus ils veulent changer le monde, plus ils le rendent invivables. Cette manie de s’inventer un Destin pour éviter d’avoir à regarder son petit problème d’ego. Nous avons l’art, en Occident, de confier la direction des affaires à des gens qui ne cesse de la détourner à leur profit ou à celui de leurs pairs.
Dans la mesure où le questionnement personnel est considéré comme inutile (et en tout cas, de toute manière pas dans notre bagage culturel, et pas près d’y être, si j’en crois les derniers évènements…), il est de bon ton de s’en remettre à un « Démiurge », chargé de prendre en main notre destinée. Un bulletin de vote, une adhésion à un parti et hop !!! je m’en frotte les mains, à toi de faire le boulot maintenant que je t’ai élu.
Tu parles d’une aubaine pour tous les arrivistes et autres accros au pouvoir.
Pas trop de recherches existentielles. Des slogans simples, courts, allant dans le sens de ce qu’on désire et voilà l’affaire emballée. Ça s’appelle le populisme, je crois. Et ça se construit sur la démission de l’esprit critique.
Tant que j’ai mon match de foot, ma bagnole et de quoi consommer, après tout, n’est-ce-pas là ce que demande la plupart des êtres humains ??? après tout, ça devrait être faisable.
Même pas !! au contraire, il faut agiter la carotte, mais aussitôt donner le bâton. Tu veux consommer ?? et bien vas-y, travailles. Oui, mais voilà, je ne trouve pas de boulot. Et si j’en trouve d’aventure un, il est précaire !!!
De toute manière : il faut se méfier des gens qui se jettent partout, en général, ils font du boulot de sagouin !!!
 
 
Par jean - Publié dans : hozo
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Lundi 21 mai 2007
Si l’on voulait une preuve de la nocivité de l’influence des médias sur l’esprit humain, on ne pourrait pas trouver mieux. Des années de frustration, d’envies déclenchées à grand renfort de matraquage publicitaire, triomphe des slogans courts, d’une presse de bazar vantant la réussite et l’argent de tel ou tel, une information orientée, ciselée, découpée. Des gamins déjà accros à la conso.
Et voilà le résultat : perte de tout esprit critique. Et ça n’est pas fini. Les publicistes et autres communicateurs se tournent déjà vers les neurosciences, espérant en tirer bénéfice pour le plus grand bien des pouvoirs en place.
Et la pensée calibrée, expertisée, calculée qui nous indique que tel ou tel système relève du rêve et de l’utopie et que la réalité se trouve là, ici, c’est prouvé mathématiquement. Que de toute manière, faut pas voter, les jeux sont faits, circulez, M’sieur, Dame.
Ils sont tous content : m’sieur Hulot est content, on lui a certifié qu’on allait s’occuper de sa planète. Les ouvriers d’EADS, on leur a certifié qu’on allait s’occuper de leur emploi, les riches sont content, on va défiscaliser. Le père Noël en a pour tout le monde dans sa hotte.
Merveilleux. Vous vous sentez mal aimé, votre petit ego est triste, vos amis de gauche n’évalue pas votre personnalité à sa juste grandeur, Mr Kouchner ??? Pas de problème, voilà un petit ministère. On se sent mieux ?
Vous voulez travailler plus pour gagner plus ?? Pas de problème !!! Vous pouvez travailler plus si vous voulez, pour gagner plus, il faudra voir au cas par cas…
Allons, Grands Enfants que vous êtes, laissez-moi vous prendre par la main et vous guidez vers l’Avenir, Ô vous qui êtes effrayés devant ce monde !!! Laissez-moi soigner vos egos frustrés.
La Révolution !! Mais une révolution de Droite, propre, en costard cravate.
Moi, ce que j’aime bien, c’est regarder les nichons des dames sur la plage. Mais chut, c’est pas correct de dire des choses comme ça. Je ferai mieux de penser à mon avenir, ma réussite, mon ambition, la bonne marche de mon entreprise.
Par jean - Publié dans : hozo
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