Texte libre

la poésie à l’état pure :
Hozo
Extrait du Kledzé Hatal ou "Nuit des Chants" des indiens Navajos:
sur la piste marquée de pollen fasse que je marche
avec des sauterelles à mes pieds  fasse que je marche
avec la rosée à mes pieds fasse que je marche
avec la beauté fasse que je marche

la beauté devant moi fasse que je marche
la beauté derrière moi fasse que je marche
la beauté au-dessous de moi fasse que je marche
la beauté au-dessus de moi  fasse que je marche
la beauté tout autour de moi fasse que je marche

dans le vieil âge errant sur la piste de la beauté avec un sentiment de vie fasse que je marche
dans le vieil âge errant sur la piste de la beauté à nouveau vivant fasse que je marche
accompli dans la beauté
accompli dans la beauté

Publicité

Mercredi 16 janvier 2008
 

Vous n’êtes plus là, et pourtant si présents,

Absents et parfois si encombrants,

Cachés, terrés au fin fond de notre mémoire,

Souvenirs en embuscade, n’attendant que l’instant où

L’esprit se relâchant, vous surgissez et nous terrassez en un éclair,

Nous abandonnant prostrés dans la douleur.

Ce fauteuil vide où l’on croit voir encore votre présence,

Ce banc où nous croyons parfois vous apercevoir,

Habitué comme nous le sommes à vous y avoir croisé si souvent…

Ce pas dans l’escalier qu’on croit entendre.

Nos sens en alerte dans l’attente de l’être aimé,

Pour toujours frustrés.

Cet atelier où ne résonne plus le sifflotement

Qui accompagnait ce bricolage dont vous étiez si passionné.

Cette guitare qui prend la poussière et ne vibrera plus

Sous la caresse de vos doigts.

Cette certitude profonde que tout est bien passé,

Qu’on ne vous reverra plus jamais.

Vous êtes partis avec un bout de nous,

Mais vous avez laissé un tel vide en nos cœurs.

La vie nous dépouille de ceux qu’on aime,

Et écrase notre mémoire sous le poids des souvenirs.

Aucune grandeur, aucun espoir.

Comme à dit le philosophe :

« Nous naissons, nous souffrons et nous mourrons ».

 

 

 

Par jean
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Mercredi 2 janvier 2008
Bonne année 2008 !!!!
Et joyeux massacre au Kenya !!! Voilà, cool, on commence l’année par une petite guerre ethnique.
Les vœux d’ »El Présidente » suivie d’une promesse de démontage en règle des lois (certes, un peu rigide) qui gèrent le travail.
Ce qui est intéressant dans les vœux, c’est cette opposition entre les souhaits qu’on échange et la réalité du comportement social que nous adoptons les uns avec les autres. L’hypocrisie. Mais bon, il en est de même pour la religion. C’est l’attitude humaine en général, opposition entre la tête et le corps, opposition entre le discours et l’action.
Je comprends le désir de devenir riche. Pas l’envie d’être riche pour être riche. Pour avoir une grosse Rolex, un train de vie clinquant, du pouvoir. Non, l’envie de devenir riche pour échapper à tout ça. Devenir riche pour devenir libre. Ça peut s’admettre par les temps qui courent. Le loto a de beau jour devant lui. Peut-être que je vais m’y mettre aussi, finalement. Après tout, il est évident que ça n’est pas en travaillant que je deviendrai riche. En tout cas, pas en travaillant que je deviendrai libre. Les bons esprits nous diront que l’esprit de liberté, c’est tout dans la tête. Peut-être, mais bon. Avouons que l’on se sent un peu grignoté, tout de même.
Et puis quelle liberté ? Celle de pouvoir se nourrir, payer son loyer, avoir une voiture ? Mais ça n’est pas la liberté ça, c’est juste des besoins de base, non ? En attendant de payer aussi l’air qu’on respire.
J’ai toujours en tête l’histoire de Diogène qui vivait chichement dans son tonneau. Alexandre le Grand vint le voir, car il était réputé dans toute la Grèce, le bonhomme. Il lui offrit la possibilité de demander ce qu’il voulait.
Diogène lui répondit : « ôtes-toi de mon soleil, tu me fais de l’ombre».
Chapeau, l’artiste. Diogène est le premier SDF (en tout cas, le premier SDF qui est choisit son sort). Mais bon, il n’y avait pas la pub et tout ces jolis gadgets pour le tenter.
Aujourd’hui, ça pourrait être un grand patron, une vedette richissime (ou un président tout puissant) qui se présenterait devant un SDF en lui proposant le deal de lui offrir ce qu’il veut.
Et celui-ci lui répondrait : « ôtes-toi (tutoiement irrévérencieux) de mon soleil. »
Imaginez un moine mendiant sa nourriture, style bouddhiste, dans notre société. Il serait immanquablement traité de fainéant et de parasite.
J’ai commencé à faire le décompte du superflu dans ma vie. L’autre jour, je regardais MA bibliothèque, MES livres. Je me disais : « allez hop ! Il faudrait trier tout ça, faire de la place et se débarrasser des livres que je ne lirai plus ».
Mais à chaque livre, j’avais un petit pincement au cœur (et si jamais, je voulais le relire…). Bref, je ne suis pas prêt de me « libérer » du trop plein.
Y’a du boulot !!!! Mais je crois qu’il va falloir s’y mettre avec ce que nous annonce l’avenir.
Ne croyons pas les pubs qui nous chantent à longueur de journée que la vie n’est absolument plus possible sans un écran LCD, un i-phone, une villa de 200 m2 pour 2 personnes (avec 103 ans de crédit). Enfin, croyez-le si ça vous chante, j’y crois pas.
Non, ce qui est le plus dérangeant, c’est qu’aujourd’hui, que vous ayez des goûts de luxe ou des goûts simples, y’a pas moyen d’échapper au système.
 
 
 
 
Par jean - Publié dans : hozo
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 8 novembre 2007
Une main en négatif sur une paroi… comme un appel à travers les siècles, un salut par delà les âges laissé par l'un des premiers hommes. Je sais bien que les interprétations possibles ont été explorées par les scientifiques. Mais bon, en l’occurrence, c’est mon ressenti d’homme qu’il m’importe d’évoquer.
 
Signe magique ? Expression d’un sens de l’esthétique ? Appel à travers les temps ? Signature ? Désir de laisser son empreinte, de marquer l’appartenance du site à celui qui a laissé ce signe.
La main c’est l’homme, en tout cas plus généralement le primate.
 
Quoiqu’il en soit, c’est assez émouvant, comme une main tendue à travers le temps. Certes, la vie quotidienne de ces gens ne devait pas porter à l’envie de rire, mais qui sait, ils n’étaient guère différents de nous, ces hommes, capables d’osciller entre la violence et l’empathie.
Les peintures découvertes dans les grottes sont fabuleuses. Ce qui est fabuleux, c’est de penser que des hommes si primitifs (le si est un peu subjectif...) aient pu exprimer un sens de l’art (même si la démarche est avant tout sacrée) que ne sont même pas capables d’appréhender des hommes d’aujourd’hui.
Nourris aux sources de la vie et de ses réalités quotidiennes, ils savaient exprimer pleinement l’énergie de cette vie, choses dont nous sommes, pour la plupart d’entre nous, de plus en plus incapables, asséchés par la modernité, la technologie et des règles sociales oppressives.
 
Il ne s’agit pas de refaire le coup de l’âge d’or. Mais oui, il y a bien chez l’artiste, une expression du primitif qui rejoint ces hommes et le fait échapper aux schémas de notre société.
 
Le pouvoir de faire s’ouvrir «l’œil qui voit profondément les choses». A la vue de ce signe primitif, il y a abolition du temps et de l’espace et certitude, un brin naïve, que cette main nous fait un signe pour indiquer LA direction. Bon, c’est vrai, tout ça se passe dans la tête. On peut aussi considérer que ça n’est qu’un gribouillis d’homme de Cro-Magnon au fin fond d’une caverne. Quelque chose d’amusant, d’insignifiant, en tout cas pas important et non rentable.
 
 
 
 
 
 
Par jean - Publié dans : hozo
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 23 octobre 2007
Petite balade ce midi. Marche errante, lente, de rues en rues, de place en place, sans but. Réajustement du rythme, de la respiration après la frénésie du travail. Observation de la vie, des gens qui passent, des regards qui se croisent, les pigeons qui grignotent les miettes, le pâle soleil, le froid déjà piquant.
Laisser rentrer les sons, les odeurs, les images, comme ça. N’être plus qu’un réceptacle, qu’un corps animé. Fout le camp, esprit et ses milles tortures mentales. Ses milles buts, ses milles objectifs, désirs.
Laisser les eaux agités se transformer en une flaque placide. Dilution de cet amas de schémas et de certitudes que nous imaginons être nous.
Contrairement à ce qu’on chante, c’est bien d’être rien. En tout cas, même si ça ne dure qu’un instant, c’est bien reposant.
Par jean - Publié dans : hozo
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 18 octobre 2007
Rester Zen au milieu de la tourmente… c’est ce que je me dis tous les jours en affrontant la horde de citoyens-consommateurs que je côtoie à longueur de temps.
Je voudrais ça, ça serait prêt quand, etc… le règne du chaos où chacun, plutôt que de se situer dans un tout en organisant ses activités en fonction d’une activité de groupe dont il est une partie, agit et demande en fonction de ce qui lui traverse l’esprit à l’instant T.
Soyons juste, tous le système est basé ainsi, je te tiens, tu me tiens par la barbichette. Sauf, bien sûr, pour ceux qui ont institués ce système, qui s’en nourrissent, qui vivent sur la bête.
Rester Zen au milieu de la tourmente… c’est ce que je n’arrive plus à faire, l’âge aidant, la fuite du genre humain, vite, très vite. La fuite de la pensée unique, des idées préfabriquées.
Si humanité il y a, où se situe-t'elle là-dedans...
Timide retour sur blog.
Par jean - Publié dans : hozo
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus