Texte libre

la poésie à l’état pure :
Hozo
Extrait du Kledzé Hatal ou "Nuit des Chants" des indiens Navajos:
sur la piste marquée de pollen fasse que je marche
avec des sauterelles à mes pieds  fasse que je marche
avec la rosée à mes pieds fasse que je marche
avec la beauté fasse que je marche

la beauté devant moi fasse que je marche
la beauté derrière moi fasse que je marche
la beauté au-dessous de moi fasse que je marche
la beauté au-dessus de moi  fasse que je marche
la beauté tout autour de moi fasse que je marche

dans le vieil âge errant sur la piste de la beauté avec un sentiment de vie fasse que je marche
dans le vieil âge errant sur la piste de la beauté à nouveau vivant fasse que je marche
accompli dans la beauté
accompli dans la beauté
Mardi 23 octobre 2007
Petite balade ce midi. Marche errante, lente, de rues en rues, de place en place, sans but. Réajustement du rythme, de la respiration après la frénésie du travail. Observation de la vie, des gens qui passent, des regards qui se croisent, les pigeons qui grignotent les miettes, le pâle soleil, le froid déjà piquant.
Laisser rentrer les sons, les odeurs, les images, comme ça. N’être plus qu’un réceptacle, qu’un corps animé. Fout le camp, esprit et ses milles tortures mentales. Ses milles buts, ses milles objectifs, désirs.
Laisser les eaux agités se transformer en une flaque placide. Dilution de cet amas de schémas et de certitudes que nous imaginons être nous.
Contrairement à ce qu’on chante, c’est bien d’être rien. En tout cas, même si ça ne dure qu’un instant, c’est bien reposant.
par jean publié dans : hozo
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Jeudi 18 octobre 2007
Rester Zen au milieu de la tourmente… c’est ce que je me dis tous les jours en affrontant la horde de citoyens-consommateurs que je côtoie à longueur de temps.
Je voudrais ça, ça serait prêt quand, etc… le règne du chaos où chacun, plutôt que de se situer dans un tout en organisant ses activités en fonction d’une activité de groupe dont il est une partie, agit et demande en fonction de ce qui lui traverse l’esprit à l’instant T.
Soyons juste, tous le système est basé ainsi, je te tiens, tu me tiens par la barbichette. Sauf, bien sûr, pour ceux qui ont institués ce système, qui s’en nourrissent, qui vivent sur la bête.
Rester Zen au milieu de la tourmente… c’est ce que je n’arrive plus à faire, l’âge aidant, la fuite du genre humain, vite, très vite. La fuite de la pensée unique, des idées préfabriquées.
Si humanité il y a, où se situe-t'elle là-dedans...
Timide retour sur blog.
par jean publié dans : hozo
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Jeudi 23 août 2007

Voilà. C’est la reprise. Un an avant les prochains congés. Une vie de travail avant le repos.

Il fait si gris, dans les têtes, dans les cœurs et dans le ciel. le soleil lui-même s’est joint à la morosité du monde.

Travailler plus pour gagner plus. S’aliéner plus pour quoi ?

Un sage a dit que le bonheur d’être ne pouvait se trouver qu’au plus profond de soi.

L’envie ne manque pas, malheureusement, d’un ailleurs plus souriant.

C’est même l’une des caractéristiques fondamentales de notre humanité : chercher, vouloir, désirer, aspirer. Je me demande jusqu’à quel point on peut aller contre cela. Chasser le naturel, il reviendra au galop.

Le bonheur, c’est des moments du passé, c’est des rêves dans l’avenir. C’est rarement conjugué au présent !! au présent, c’est la contrainte, la tension, la pression, la sollicitation.

Alors, quoi faire ? vivre avec des moments de vie « punaisée » sur un tableau de liège ?

Avoir l’espoir qu’un jour, les choses changent ? oh, bien sûr, les choses peuvent changer, mais par un curieux effets, elles ont une tendance naturelle à retrouver leur valeur première.

N’avez-vous pas remarqué comment les choses se dégradent ? elles ne renaissent pas, par contre, elles flétrissent. Que ce soit les fleurs, la beauté, ou une situation sociale.

Question de regard sur la vie, me direz-vous.

Ne consommons pas. Ou alors, plus que raisonnablement. Bien sûr, l’on nous dit que la situation économique ira mieux si la consommation est forte.

Mais c’est un piège. Le pire des pièges. La porte ouverte à l’insatisfaction.

Croyez-moi, j’ai des rêves de voyages plein la tête comme tout un chacun (l’inde, l’Amérique du sud, etc…).

Mais l’on peut se trouver son bout de désert en arpentant le Larzac, ou son bout d’île paradisiaque en se baladant dans les Iles Grecques.

La fuite. C’est le seul sentiment qui m’habite. La fuite, loin de la vie, loin de la contrainte….

La fuite au fond de soi ????

par jean publié dans : hozo
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Mardi 24 juillet 2007

Les Doryphores ont complètement bouffés mes aubergines… J’ai capitulé devant les nuées de ces insectes qui, jour après jour, regagnés le terrain, malgré le massacre quotidien auquel je les soumettais… Bien sûr, j’aurais pu arroser mes plantes de pesticides, mais bon, y’a suffisamment de pollution.

 J’ai trouvé quelques infos intéressantes sur cette bestiole vraiment efficace dans son genre :

Le Doryphore (du grec Doruphoros , aussi appelé bibitte à patate, est un insecte aux antennes courtes, au dos bombé portant des rayures jaunes et noires. Sa bouche est du type broyeur, il a des ailes cachées, donc il peut voler. Il est originaire des Montagnes Rocheuses et s'est vite répandu dans toute l'Amérique du Nord.

L'accouplement se fait au printemps et la femelle pond environ 2,500 oeufs par groupe de 20. Leur développement complet prend une quinzaine de jours. Sa durée de vie est de deux ans, il passe l'hiver sous terre.

Le doryphore et sa larve ne mangent que des feuilles de pomme de terre (ça ce n’est pas vrai !!! la preuve, mes aubergines…). Il ne possède pas de réels prédateurs étant donné sa toxicité latente. Le doryphore dévore les feuilles des plants, et de ce fait nuit considérablement au développement de la patate.

Tous les moyens chimiques ont été exploités pour venir à bout de cette calamité mais le doryphore a développé une résistance à ces produits. L'homme est encore en lutte de nos jours contre cet insecte dévastateur.

Ca a quand même un petit quelque chose de sympa ce petit animal qui résiste à la « suprématie de l’homme ».

 

 

 

par jean publié dans : hozo
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Vendredi 8 juin 2007
Pourquoi veulent-ils donc nous faire travailler plus ??? Pour consommer plus et faire tourner l’économie et ainsi (si ce que nous consommons ne vient pas de Chine…) relancer l’économie Française. D’un point de vue économique, ça se défend. Surtout si l’on considère que le bonheur c’est avant tout une question de pouvoir d’achat et d’offre.
Mais consommer plus… ça induit quoi ? Plus de tabassage publicitaire pour nous inciter, y compris les enfants (honteusement ciblés maintenant), à en vouloir toujours plus ? Plus d’endettement ? Construire des choses qui ne durent pas pour être obligé d’en changer souvent ? Créer des générations de gens dépendant des modes, jamais satisfaits, toujours désireux de plus, incapable d’analyser ce dont ils ont besoin pour leur épanouissement personnel ???
Montaigne disait : « Je préfère forger mon âme que meubler mon âme ».
Consommer, c’est meubler, compenser, c’est ne jamais regarder au fond de soi. Consommer, c’est rendre les gens aussi dépendant que des drogués, et, par là, rendre le monde, la vie en société sans cesse plus dangereuse.
Le postulat de départ qui repose sur le fait de consommer plus pose un problème majeur. Ça allait encore quand on pouvait se payer une 2ch, une télé et un frigo et basta. Mais vu le prix des nouvelles technologies, on a vraiment intérêt à travailler beaucoup plus pour gagner plus et « craquer » plus.
Le piège du consommer plus (du plus en général) c’est que le désir n’est jamais rassasié et la frustration sans cesse alimentée.
Tout ça, c’est de l’engrais pour faire développer les egos.
De toute manière, il est assez évident que les gens qui prônent cette société du consommer plus en ont un sacré. Et le propre des gens qui ont un gros ego, c’est souvent de considérer que ce qu’ils pensent fait force de loi.
On est donc dans le domaine de la vue courte, du simplifié, du slogan. Pas terrible comme perspective.
 
 
 
par jean publié dans : hozo
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