Voilà. C’est la reprise. Un an avant les prochains congés. Une vie de travail avant le repos.
Il fait si gris, dans les têtes, dans les cœurs et dans le ciel. le soleil lui-même s’est joint à la morosité du monde.
Travailler plus pour gagner plus. S’aliéner plus pour quoi ?
Un sage a dit que le bonheur d’être ne pouvait se trouver qu’au plus profond de soi.
L’envie ne manque pas, malheureusement, d’un ailleurs plus souriant.
C’est même l’une des caractéristiques fondamentales de notre humanité : chercher, vouloir, désirer, aspirer. Je me demande jusqu’à quel point on peut aller contre cela. Chasser le naturel, il reviendra au galop.
Le bonheur, c’est des moments du passé, c’est des rêves dans l’avenir. C’est rarement conjugué au présent !! au présent, c’est la contrainte, la tension, la pression, la sollicitation.
Alors, quoi faire ? vivre avec des moments de vie « punaisée » sur un tableau de liège ?
Avoir l’espoir qu’un jour, les choses changent ? oh, bien sûr, les choses peuvent changer, mais par un curieux effets, elles ont une tendance naturelle à retrouver leur valeur première.
N’avez-vous pas remarqué comment les choses se dégradent ? elles ne renaissent pas, par contre, elles flétrissent. Que ce soit les fleurs, la beauté, ou une situation sociale.
Question de regard sur la vie, me direz-vous.
Ne consommons pas. Ou alors, plus que raisonnablement. Bien sûr, l’on nous dit que la situation économique ira mieux si la consommation est forte.
Mais c’est un piège. Le pire des pièges. La porte ouverte à l’insatisfaction.
Croyez-moi, j’ai des rêves de voyages plein la tête comme tout un chacun (l’inde, l’Amérique du sud, etc…).
Mais l’on peut se trouver son bout de désert en arpentant le Larzac, ou son bout d’île paradisiaque en se baladant dans les Iles Grecques.
La fuite. C’est le seul sentiment qui m’habite. La fuite, loin de la vie, loin de la contrainte….
La fuite au fond de soi ????
Les Doryphores ont complètement bouffés mes aubergines… J’ai capitulé devant les nuées de ces insectes qui, jour après jour, regagnés le terrain, malgré le massacre quotidien auquel je les soumettais… Bien sûr, j’aurais pu arroser mes plantes de pesticides, mais bon, y’a suffisamment de pollution.
J’ai trouvé quelques infos intéressantes sur cette bestiole vraiment efficace dans son genre :
Le Doryphore (du grec Doruphoros , aussi appelé bibitte à patate, est un insecte aux antennes courtes, au dos bombé portant des rayures jaunes et noires. Sa bouche est du type broyeur, il a des ailes cachées, donc il peut voler. Il est originaire des Montagnes Rocheuses et s'est vite répandu dans toute l'Amérique du Nord.
L'accouplement se fait au printemps et la femelle pond environ 2,500 oeufs par groupe de 20. Leur développement complet prend une quinzaine de jours. Sa durée de vie est de deux ans, il passe l'hiver sous terre.
Le doryphore et sa larve ne mangent que des feuilles de pomme de terre (ça ce n’est pas vrai !!! la preuve, mes aubergines…). Il ne possède pas de réels prédateurs étant donné sa toxicité latente. Le doryphore dévore les feuilles des plants, et de ce fait nuit considérablement au développement de la patate.
Tous les moyens chimiques ont été exploités pour venir à bout de cette calamité mais le doryphore a développé une résistance à ces produits. L'homme est encore en lutte de nos jours contre cet insecte dévastateur.
Ca a quand même un petit quelque chose de sympa ce petit animal qui résiste à la « suprématie de l’homme ».