Bonne année 2008 !!!!
Et joyeux massacre au Kenya !!! Voilà, cool, on commence l’année par une petite guerre ethnique.
Les vœux d’ »El Présidente » suivie d’une promesse de démontage en règle des lois (certes, un peu rigide) qui gèrent le travail.
Ce qui est intéressant dans les vœux, c’est cette opposition entre les souhaits qu’on échange et la réalité du comportement social que nous adoptons les uns avec les autres. L’hypocrisie. Mais bon, il en est de même pour la religion. C’est l’attitude humaine en général, opposition entre la tête et le corps, opposition entre le discours et l’action.
Je comprends le désir de devenir riche. Pas l’envie d’être riche pour être riche. Pour avoir une grosse Rolex, un train de vie clinquant, du pouvoir. Non, l’envie de devenir riche pour échapper à tout ça. Devenir riche pour devenir libre. Ça peut s’admettre par les temps qui courent. Le loto a de beau jour devant lui. Peut-être que je vais m’y mettre aussi, finalement. Après tout, il est évident que ça n’est pas en travaillant que je deviendrai riche. En tout cas, pas en travaillant que je deviendrai libre. Les bons esprits nous diront que l’esprit de liberté, c’est tout dans la tête. Peut-être, mais bon. Avouons que l’on se sent un peu grignoté, tout de même.
Et puis quelle liberté ? Celle de pouvoir se nourrir, payer son loyer, avoir une voiture ? Mais ça n’est pas la liberté ça, c’est juste des besoins de base, non ? En attendant de payer aussi l’air qu’on respire.
J’ai toujours en tête l’histoire de Diogène qui vivait chichement dans son tonneau. Alexandre le Grand vint le voir, car il était réputé dans toute la Grèce, le bonhomme. Il lui offrit la possibilité de demander ce qu’il voulait.
Diogène lui répondit : « ôtes-toi de mon soleil, tu me fais de l’ombre».
Chapeau, l’artiste. Diogène est le premier SDF (en tout cas, le premier SDF qui est choisit son sort). Mais bon, il n’y avait pas la pub et tout ces jolis gadgets pour le tenter.
Aujourd’hui, ça pourrait être un grand patron, une vedette richissime (ou un président tout puissant) qui se présenterait devant un SDF en lui proposant le deal de lui offrir ce qu’il veut.
Et celui-ci lui répondrait : « ôtes-toi (tutoiement irrévérencieux) de mon soleil. »
Imaginez un moine mendiant sa nourriture, style bouddhiste, dans notre société. Il serait immanquablement traité de fainéant et de parasite.
J’ai commencé à faire le décompte du superflu dans ma vie. L’autre jour, je regardais MA bibliothèque, MES livres. Je me disais : « allez hop ! Il faudrait trier tout ça, faire de la place et se débarrasser des livres que je ne lirai plus ».
Mais à chaque livre, j’avais un petit pincement au cœur (et si jamais, je voulais le relire…). Bref, je ne suis pas prêt de me « libérer » du trop plein.
Y’a du boulot !!!! Mais je crois qu’il va falloir s’y mettre avec ce que nous annonce l’avenir.
Ne croyons pas les pubs qui nous chantent à longueur de journée que la vie n’est absolument plus possible sans un écran LCD, un i-phone, une villa de 200 m2 pour 2 personnes (avec 103 ans de crédit). Enfin, croyez-le si ça vous chante, j’y crois pas.
Non, ce qui est le plus dérangeant, c’est qu’aujourd’hui, que vous ayez des goûts de luxe ou des goûts simples, y’a pas moyen d’échapper au système.